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Randonneur dans une forêt ensoleillée examinant un panneau sur les chenilles processionnaires

Comment éviter les piqûres de chenilles processionnaires lors de vos promenades en forêt

Le nombre de cas d’urtications liées aux chenilles processionnaires a doublé en France sur la dernière décennie, selon les données de Santé publique France. Malgré les interdictions de certaines municipalités d’accéder à des zones boisées au printemps, les contacts accidentels persistent, notamment chez les promeneurs mal informés.

Les poils urticants de ces insectes restent actifs plusieurs mois après leur chute au sol, exposant humains et animaux au risque d’allergies sévères. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte sur l’absence de traitement curatif spécifique, rendant la prévention essentielle.

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Pourquoi les chenilles processionnaires représentent un danger en forêt

Le passage des chenilles processionnaires ne se limite pas à une simple cohabitation avec la faune forestière. Leur invasion, qu’elle touche les pins ou les chênes, déséquilibre peu à peu l’environnement. Chaque chenille processionnaire libère au fil de sa croissance des milliers de poils urticants, si fins qu’ils échappent à l’œil nu. Ces minuscules filaments s’éparpillent dans l’air, se déposent sur la peau, les muqueuses, les vêtements. Peu de marcheurs réalisent à quel point l’exposition peut tourner mal.

Contact direct ou simple présence dans une zone infestée, et les ennuis commencent : démangeaisons intenses, plaques rouges, gonflement. Pour certains, une inhalation ou un contact avec les yeux suffit à déclencher des difficultés respiratoires ou des lésions oculaires. Les enfants, avides de découvertes, et les chiens, sans méfiance, sont souvent les premiers touchés, au point que des passages aux urgences ne sont pas rares.

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Le problème ne s’arrête pas à la saison des chenilles. Même après leur disparition, les poils urticants persistent sur le sol, les troncs, la litière forestière, et conservent leur pouvoir toxique pendant plusieurs mois. Les balades en forêt deviennent alors moins anodines : marcher dans un secteur contaminé expose à un risque invisible, qui continue de peser sur la santé publique.

Voici les principales menaces liées à ces insectes, qu’il vaut mieux connaître avant chaque promenade :

  • Dangers chenilles processionnaires : urtication, allergies, atteintes respiratoires.
  • Exposition directe ou indirecte (poils urticants transportés par le vent).
  • Animaux domestiques souvent victimes de nécroses après léchage ou contact buccal.

Face à ces risques, l’Anses recommande une vigilance renforcée, surtout dans les massifs de pins, de chênes, et le long des chemins balisés où la fréquentation augmente la probabilité de croiser ces hôtes indésirables.

Reconnaître les signes de leur présence lors de vos balades

Avant de s’aventurer sous les arbres, mieux vaut savoir repérer les avertissements que la nature vous adresse. Les nids de chenilles processionnaires sont bien distincts : à l’extrémité des branches de pins ou de chênes, ils prennent la forme de cocons soyeux, blancs, presque plastifiés. Leur aspect pelucheux signale qu’une colonie n’est pas loin. Regardez également tronc et branches basses : certains nids pendent à hauteur d’homme, d’autres se fondent dans le feuillage.

Au sol, la procession ne laisse pas de place au doute. Dès le retour des beaux jours, les chenilles processionnaires du pin ou du chêne quittent leurs nids et se déplacent en file indienne, lentement, parfois en traversant les sentiers. Croiser cette colonne, c’est l’indicateur le plus évident qu’une zone infestée commence ici , et qu’il vaut mieux redoubler d’attention.

Des signes plus subtils peuvent aussi alerter. Un arbre partiellement dénudé, des aiguilles qui brunissent, des branches effeuillées : ces dégâts signalent souvent le passage des chenilles processionnaires. Certains sites installent des pièges à chenilles processionnaires sur les troncs : repérez ces dispositifs, surtout en lisière ou à proximité des chemins fréquentés.

Pour mieux reconnaître leur présence, voici une synthèse des principaux indices :

  • Nid chenilles processionnaires : boule soyeuse blanche sur pin, chêne ou cèdre
  • Processions au sol : file indienne de chenilles, surtout aux premières chaleurs
  • Indices indirects : branches défoliées, pièges installés, affichages en forêt

Quels gestes et équipements limitent efficacement les risques de piqûre

Le vrai piège, ce sont les poils urticants disséminés partout, bien plus que la chenille elle-même. Ils déclenchent des irritations cutanées, des démangeaisons, ou parfois des troubles beaucoup plus sérieux. Pour s’en prémunir, le choix des vêtements fait une différence : couvrez bras et jambes, portez des pantalons resserrés et des chaussures fermées. Les tissus épais freinent la dispersion des poils et réduisent les contacts.

S’éloigner des nids et éviter de toucher ou de ramasser les chenilles processionnaires sont des précautions à ne jamais négliger. Les enfants, toujours tentés d’observer de près, doivent être surveillés. Les chiens, eux, doivent rester en laisse pour limiter les risques d’ingestion ou d’irritation des muqueuses.

Certains gestionnaires forestiers mettent en place des pièges à chenilles processionnaires, comme le piège à collier autour des troncs ou le piège à phéromone pour contenir la population. Les actions de lutte biologique et l’aménagement des espaces verts contribuent à limiter leur présence, mais aucun dispositif ne protège totalement.

Voici quelques réflexes à adopter au retour d’une promenade en zone à risque :

  • Vérifiez la présence de pictogrammes ou d’affichages annonçant une zone à risque
  • Évitez de secouer vêtements, poussettes, sacs au retour de promenade
  • Lavez vêtements et peau à l’eau claire en cas de suspicion d’exposition

Restez attentif, même si aucun avertissement n’est affiché. La piqûre chenille processionnaire surprend plus d’un promeneur, d’autant plus que le vent ou le mobilier extérieur peut devenir un vecteur involontaire des poils dispersés.

Gros plan sur des chenilles processionnaires sur une branche de pin en plein jour

Que faire en cas de contact avec une chenille processionnaire ou ses poils urticants

Parfois, il suffit d’un geste distrait, d’un courant d’air, et le contact est établi. Les poils urticants des chenilles processionnaires, presque imperceptibles, déclenchent rougeurs, démangeaisons, sensations de brûlure. D’autres signes, plus préoccupants, peuvent apparaître : gonflement, gêne respiratoire, réactions allergiques. Face à cette situation, mieux vaut agir calmement et efficacement.

Commencez par éloigner la personne du lieu d’exposition pour limiter le risque de contamination supplémentaire. Évitez absolument de frotter la peau. Rincez abondamment la peau à l’eau claire, sans utiliser de savon ni frotter, afin d’éliminer les poils restés en surface. Un linge humide peut servir à tamponner délicatement les zones touchées. Les vêtements ayant été en contact doivent être retirés avec soin puis lavés séparément pour éviter toute réexposition.

En cas d’atteinte des yeux ou des voies respiratoires

  • Rincez l’œil à l’eau ou au sérum physiologique sans attendre.
  • En cas de gêne respiratoire, de toux, d’enrouement, contactez immédiatement le SAMU (15).

Soyez attentif à l’évolution : si des signes de réaction allergique généralisée se manifestent (gonflement, urticaire étendue, difficultés à respirer), une intervention médicale rapide est nécessaire. Pour les personnes les plus vulnérables , enfants ou personnes allergiques,, le risque de choc anaphylactique justifie d’appeler les secours sans délai.

Dès que les symptômes persistent ou s’intensifient, consultez rapidement un médecin. La même vigilance s’applique aux animaux domestiques : si un chien présente salivation excessive, difficulté à avaler ou gêne respiratoire, une visite vétérinaire s’impose, sans attendre.

Les forêts restent un terrain d’évasion, mais certaines rencontres exigent une prudence de chaque instant. Savoir repérer, éviter et réagir face aux chenilles processionnaires, c’est s’offrir la liberté de marcher sous les arbres… tout en gardant la santé en poche.

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